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La filiation Droit et Réglementation
Conseils, avis, informations,
renseignements
liens du mariage. La loi
du 3 janvier 1972 a mis sur un pied d'égalité quant aux droits et aux
devoirs les enfants naturels et les enfants
légitimes, à une différence près : alors que la filiation légitime
est automatique et indivisible,
l'enfant naturel nécessite une
reconnaissance de la part de chacun
des deux parents, autrement dit, il requiert que chacun des deux parents le
désigne officiellement comme le sien.
Cette reconnaissance peut se faire à tout âge de l'enfant et ce dès sa
conception et même après son décès. La dernière décennie a largement perturbé le fondement
du droit de la filiation; de nombreuses "affaires", dont celle qui a mis en scène Aurore Drossard qui se prétendait la
fille légitime d'Yves Montand, ont permis de remanier la loi de 1972 qui permettait de contester une filiation légitime
par tout moyen, en exigeant désormais du demandeur la production d'indices graves permettant au Tribunal de
Grande Instance de présumer la vraisemblance de la paternité. Par ailleurs, la technique scientifique des empreintes
génétiques ayant fait, au fil des années, la preuve de sa quasi infaillibilité pour établir la paternité biologique, la
loi du 29 juillet 1994 sur la bioéthique est venue encadrer
strictement le recours à cette technique de manière à limiter tout
risque d'"excès de curiosité malsaine".
Bien qu'en principe le consentement de l'intéressé soit requis par la
loi (consentement exprès et préalable), l'"affaire
Montand", toujours présente dans les esprits, a montré qu'une
expertise post- mortem pouvait - à défaut d'être
expressément interdite par la loi – se révéler du domaine du possible,
même si cela peut paraître moralement contestable... questions d’ordre
juridique et « pratique » concernant les deux types de filiations
(légitime et naturelle). |
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